Tolérance zéro (14/10/2021)

J'ai annoncé ce mardi 12 octobre, en collaboration avec la Ville de Genève et l'Association cantonale de football (ACGF), un catalogue de neuf mesures fortes, concrètes et cohérentes pour lutter contre la violence dans le football. Issues d'états généraux sur le sujet, qui se sont tenus en 2018 et en 2019, ces mesures préventives visent à empêcher toutes les formes de violences et d'incivilité dans le football amateur à Genève.

J'ai annoncé ce mardi 12 octobre, en collaboration avec la Ville de Genève et l'Association cantonale de football (ACGF), un catalogue de neuf mesures fortes, concrètes et cohérentes pour lutter contre la violence dans le football. Issues d'états généraux sur le sujet, qui se sont tenus en 2018 et en 2019, ces mesures préventives visent à empêcher toutes les formes de violences et d'incivilité dans le football amateur à Genève.

Le mérite de ces Etats généraux est déjà d'avoir réuni les acteurs du football autour de la table. S'ils se côtoient chaque semaine sur la pelouse, dirigeants, entraîneurs, joueurs et arbitres avaient toutefois jusque-là du mal à aborder ensemble ce fléau de la violence sur le terrain. Et quand on ne communique pas, on risque de ne plus se comprendre.

Au-delà des mesures présentées, en cours ou à réaliser, la question de la violence dans le sport doit être interrogée à l'aune des tensions qui traversent notre société. Au sortir – nous l'espérons tous et toutes – d'une période difficile durant laquelle bien des sports collectifs ont dû se tenir en retrait, la situation mérite d'être surveillée de près. Un exutoire n'est pas un défouloir. Et les mois de privation d'activités physiques en commun ne sauraient légitimer que certain.e.s utilisent le sport à d'autres fins que celles de la performance et du dépassement de soi, mais aussi du partage, de l'amitié et du respect. Le sport amateur, comme le sport professionnel, ne doit plus connaître à Genève, ou ailleurs, des épisodes aussi terribles que ceux qui ont eu lieu il y a près de trois ans et dont les protagonistes répondent actuellement de leurs actes devant la justice pénale.

Lutter contre la violence dans le sport est l'affaire de tous et toutes. Pas seulement des athlètes, des arbitres, des entraîneurs ou des parents. C'est une responsabilité qui impose que les politiques donnent des signaux forts et montrent la voie à suivre – et c'est ce que nous venons de faire – mais qui relève de l'engagement de chacun.e d'entre nous.

Pour y parvenir, il convient de donner davantage de valeur au fair-play. Cette notion est d'un côté saluée comme une belle idée; d'un autre, elle est vue comme désuète. Je veux qu'on sorte de ce réflexe! Si c'est vraiment une école de la vie, le football doit alors être une école du respect!

Oui, le sport est un formidable outil de cohésion sociale, d'intégration et de partage. C'est aussi un droit, pour chacun.e. La violence n'y a aucune place et la tolérance zéro doit être la seule réponse adéquate.

Dans un monde où la violence est partout, où les nouvelles technologies de diffusion de l'image et de l'information nous y confrontent régulièrement et même parfois instantanément, il faut se garder, dans le sport comme dans la vie, de banaliser ce phénomène. Même si dans l'immense majorité des près de 7000 rencontres de football amateur qui se tiennent chaque année, c'est le fair-play qui prédomine. De cela, il faut se réjouir, en espérant de tout cœur que certains comportements inadmissibles ne se reproduiront plus.

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