Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie - Ensemble: résister, soutenir, guérir

Depuis 2005, le 17 mai est devenue la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Journée de célébration? Journée de combat, surtout, pour rappeler combien la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité/l’expression de genre est encore et toujours nécessaire.

En Suisse, l'égalité de droits pour les personnes LGBTIQ+ a fait, ces dernières années, d’importants progrès. La norme pénale qui interdit l’homophobie en Suisse est désormais un support indéniable vers plus d’égalité. Le mariage pour toutes et tous, qui sera soumis à référendum, a de bonnes chances d’être accepté par le peuple, mais la campagne sera dure et risque d’amener avec elle des propos difficiles à entendre en 2021.

Mais il reste cependant bien du chemin à faire pour éliminer définitivement les discriminations dont sont encore victimes de nos jours les personnes LGBTIQ+. Si nos démocraties tendent, lentement mais sûrement, à agir pour protéger les gays ou les lesbiennes, il en est tout autrement pour les personnes trans* qui restent les grandes oubliées de notre dispositif juridique. L’actualité nous montre également que dans beaucoup d'endroits dans le monde, toute orientation sexuelle non majoritaire vous expose à des conséquences pouvant être dramatiques.

Il faut le rappeler et oser le dire : oui, être un jeune gay, une jeune lesbienne ou une personne en transition vous exposera sans doute toute votre vie durant à des difficultés supplémentaires, à moins d’égalité, à des insultes, parfois à de la violence. C’est révoltant. C’est inacceptable. Aujourd'hui même, Pink Cross et l'Organisation suisse des lesbiennes (LOS) révèlent que plus de 60 agressions physiques et verbales ont été recensées l'an passé dans notre pays. Un chiffre à considérer, comme toute donnée en matière de criminalité, comme la pointe de l'iceberg. Ce combat pour l‘égalité sera encore long !

Bien entendu, une journée de revendication sert à rappeler cela. Et à faire progresser les consciences, mais aussi et surtout, à mettre la pression sur nos États à l’heure où la société civile demande davantage de droits que les politiques, comme le montre de nombreux sondages.

L'homophobie, la transphobie et la biphobie blessent, voire tuent. Partout. Encore aujourd'hui.

Cette année, le mot d'ordre du 17 mai est "Ensemble: résister, soutenir, guérir". Quatre mots qui résonnent pour rappeler que le combat contre ces fléaux passe par la prévention, l'accompagnement et le soutien aux personnes LGBTIQ+, la sensibilisation mais aussi la répression de toute forme d'atteinte. Vaste programme que celui-ci! Mais programme qui promeut l'union et le travail en commun. Des valeurs que je partage.

Par ces quelques lignes je voulais simplement témoigner de mon attention portée à cette cause qui m'est chère et, surtout, mon soutien à celles et ceux qui se battent quotidiennement dans leur travail, dans leur engagement pour que cessent les discriminations.

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