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Gouverner - Page 5

  • La barbapapa a un goût amer

    J'aime profondément les fêtes foraines, depuis tout petit. Combien de fois ai-je supplié mes parents de consentir à un dernier tour de carrousel? Combien de fois ai-je frissonné dans les voltigeurs? Adolescent, je pouvais passer des heures dans les auto-tamponneuses ou sur le Tagada – sans tomber! Et puis il y a cette ambiance de vacances, ces parfums d'enfance, ces sons et ces lumières, ces rires d'enfants, ces marrades d'adultes…

    Les fêtes foraines sont des lieux populaires, des espaces de détente formidables, qui fleurent bon la nostalgie et nous poussent à retrouver une âme de bambin. Je les aime, sans doute aussi parce que comme tout lieu apprécié des plus jeunes, la mixité sociale y est entière et naturelle.

    Et avec l'arrivée des beaux jours, la perspective de voir les forains installer leurs attractions à Plainpalais est sans doute une bonne nouvelle, après ces mois difficiles. L'amusement et l'évasion en cette période nous évoquent la perspective d'une sortie de crise sanitaire. Je ne doute pas que cette animation bienvenue aura du succès. A en croire les journaux, c'est déjà le cas depuis son ouverture. La foule s'est ruée sur la Plaine.

    La barbapapa, cependant, a cette fois un goût bien amer…

    Car si on autorise les rassemblements et la promiscuité qu'entraîne obligatoirement la concentration des carrousels, pourquoi diable ne peut-on pas rouvrir des lieux culturels, qui promettent de respecter toutes les consignes sanitaires et de mettre sur pied des plans de protection drastiques? Est-on vraiment plus en sécurité face au virus dans un train fantôme, que dans un spectacle en plein air?

    Les chevaux de bois sont pris d'assaut, les théâtres sont vides. On en prend plein la vue sur les montagnes russes, mais les cinémas sont fermés. On a des concerts de klaxons, de bruits, de rires, de cris, mais les concerts, eux, sont muets. On se rassemble, on se détend, on s'amuse, mais on n'a pas le droit de se nourrir de culture. Gagner une peluche au tir, c'est chouette, mais n'a-t-on pas aussi besoin de plus? Qui ne ressent pas ce vague à l'âme face à la détresse du monde artistique qui est privé de public, alors que tournent les manèges?

    La fête foraine nous offre un lieu de divertissement nécessaire. Mais la culture est tout aussi essentielle à la société. Muni aussi de plans de protection avérés, il est temps de retrouver le chemin de la culture. Urgemment.

  • Un an après le début de la crise, un premier bilan sur le front de l'action sociale

    Voici près d'un an que nous vivons une période de crise inédite. Une crise sanitaire, devenue rapidement crise économique et sociale. Outre les investissements sans précédent que les collectivités publiques ont consenti à faire pour soutenir les entreprises économiques et culturelles (un montant proche de 200 millions de francs), notre Canton a engagé un montant de près de 50 millions pour soutenir les Genevoises et les Genevois qui ont vu leurs conditions d'existence bouleversées au cours de cette période.

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  • Eloge de la solidarité

    L'acceptation le 7 mars par plus de 68% des votant.e.s de la loi relative aux indemnisations pour pertes de revenus liés au Covid (L 12723) me réjouit. Ce fut un dur combat, dès les travaux préparatoires au printemps dernier, lors qu'il m'a fallu mettre autour de la table patronat et syndicats pour trouver rapidement des solutions à destination de celles et ceux qui n'avaient droit à aucune aide. 

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